29 novembre 2009
Calm down calm down I said to myself this time Look at what you look like
A St Lazare ils nous prennent pour des cons, ils pensent qu'en mettant des trucs bleus, roses et jaunes partout ça fera mieux couler les 3 ans de travaux, les escalators qui marchent plus depuis des mois, les fuites d'eau et tout le toutim.
Mais l'autre jour je pensais que quand ils auront tout transformer ça sera plus pareil. C'est surement l'endroit de Paris ou j'ai le plus de souvenirs. Le train de 6h du matin, quand on regarde les gens qui partent au boulot alors que nous on va se coucher, les "rendez-vous quai 10", les "on se retrouve à la bulle", le starbucks, le passage du Havres, le rouleur de pelles de la croix rouge (l'histoire la plus ouf de ma vie, un jour je la raconterai ici)(ou pas), les rats qui sortent vers 1h du matin, le bus de nuit... et puis ce matin où Matthieu et moi on chantait If I Ever Feel Better dans la gare déserte, encore complètement saoule, les pieds en miettes après cette soirée folle que je n'ai pas vu passé et dont les flashs de multiples langues inconnues dans ma bouche et de talons sur les tables basses et de coupes de champagne offertes par un open bar qui aura eu ma peau me reviennent un peu, des fois. St Lazare en a vu des trucs, quand j'aurai 35 ans, une vie, un taff et un copain merdique, je repenserai a nos folles nuits d'ivresse et a nos appellages de taxi rue de Rome avec une nostalgie qui me poussera surement, a long terme, au suicide.
Cette nuit où on avait froid, aucun taxi ne s'arrêtaient, P. a commencé a faiblir et a se poser par terre dans une flaque... et puis la neige a commencée a tomber. Le genre de neige qu'on ne voit qu'à 4 heures du matin, que quand on ne s'y attend pas, que quand on est ivre, désespérée. De la neige parisienne qui fond au dessus des bouches d'aération, qui pue la pollution et le décès de SDF. La plus belle, quoi.
Il y a une mode depuis quelque temps (enfin c'est surement pas nouveau et on s'en fou mais plus ça va plus ça m'irrite) c'est de formuler avec plus ou moins de verve des critiques virulentes sur la vie Parisienne et la décadence pseudo hype. Les provinciaux s'en donnent a coeur joie, dans un délire qui relève plus du fantasme que d'autres choses si vous voulez mon avis. A Paris toutes les filles (qui sortent hein) sont des salopes que l'on peut baiser plus facilement puisqu'elles sont pleine de mojito et de coke et on peut les secouer un coup vite fait dans les cuisines du Régine sans trop de mal. A croire que selon un certain point de vue, intra muros on est tous bourrés H24, on est tous riche, on a tous des 100 m carré avec vue et on se croit tous supérieur. Ne me retrouvant dans aucun groupe (riche, pauvre, provincial, parisiens, hype, rien) je rigole doucement. J'ai une voix féministe dans la tête qui me pousse a avoir une profonde amitié pour les garces faciles (d'une part parce que je ne suis pas super bien placée pour parler de morale, et aussi parce que j'ai regardé trop de films et que j'aime Courtney Love) que les garçons baisent avec un irrespect total pour camoufler, souvent, le gros complex que ca leur évoque : être honnête avec soi-même et accepter d'être, peut-être, une grosse pute selon les règles qu'on connait tous est un pas qu'ils ne sont pas prés de faire, la société et le monde de la nuit (LOL) acceptant déjà très bien les gros quetards, voyant en eux des champions du monde, des mecs cools, des gars a qui on tappe sur l'épaule quand ils ressortent des chiottes en remontant leur braguette. La demoiselle, elle, est en train de remonter sa petit culotte en fumant une clope, et les yeux dans le vide elle pense très certainement a son père. Peut-être a sa mère, ou peut-être a son premier amour de lycée, celui qui a compté. Ou je vais vous dire, elle pense probablement a cette fille qu'elle a rencontré il y a des années et dont elle a été follement amoureuse et en repensant a leurs folles étreintes au mariage de la tante d'Anne-Chacha, pétées comme des coins au vin blanc, elle se dit qu'elle ferait vraiment mieux de redevenir lesbienne (bad idea si vous voulez mon avis).
Et si elle pense trop a son père, elle va surement avoir envie de descendre quelques verres culs secs et va bader dans un coin de la boite pour le reste de la nuit, parce que son papa ne l'aime pas, son papa la traite de bonne à rien, ne lui a jamais dit qu'elle était jolie et tout ca c'est imprimé dans son cerveau pour faire d'elle une conasse de 20 ans, dépressive et sous lexo depuis son adolescence, qui se trouve moche, conne, sale et inutile, qui n'accepte aucun sentiment et préfère se contenter de brefs coups de reins pour se prouver qu'elle est bonne et bandante et se faire un peu de mal, pour sentir un peu la vie passer sous le lexo.
C'est rare, finalement, que je parle pour ne rien dire.
Quand à moi je suis toujours un espèce de trou sans fond, rien ne le comble mais alors vraiment rien. J'ai de monstrueuses envies de photos, tout le temps, je veux en faire, passer ma journée avec les flashs dans la gueule et une jolie fille qui se tortille pour moi, le truc le plus flippant étant que j'ai envie de retourner en angleterre parce que je veux prendre la grisaille, les immeubles laids, les décors, les sensations, je veux Fishtank, Skins. Je veux les arbres sans feuille, la neige et les paysages tristes et désolés. Je veux partir en Finlande, prendre les sapins et la brume et des filles trop peu habillées qui regardent le paysage assises sur le ponton d'un lac gelé. Des dentelles, de longues jambes blanches pleine de griffures, des épaules dénudées, de long cheveux blonds et des boots crades sur des parquets cirés.
Je ne peux pas combler non plus avec des fringues, quand je ne passe pas deux heures dans une friperie je dessine des vêtements que je ne me ferai jamais et je passe mes soirées sur des sites de sapes, anglais pour la plupart. Le sommet du triangle c'est que je bouffe sans m'arrêter tout ce que je trouve pour remplir, et ça non plus ca marche pas. L'alcool monte toujours aussi mal et je pourrai mourir sans dormir a force de faire des screens de films et de séries pour tenter, comme toujours, de faire de la vie la photo parfaite qui me fera me sentir défoncée de joie quelques instants.
Je suis comme le coeur de Neil dans Mysterious Skin, un peu.
19 novembre 2009
Love me long and kill me good
La vie est un petite coquine, voir une petite salope ! hahaha
Par exemple quand on travaille jusqu'à deux heures du matin pour un projet important et qu'on arrive en cours a 8h du matin et qu'on s'entend dire que non en fait ca se fera pas.
Hier je suis rentrée chez moi, (t'sais je te passe les détails de mes problèmes de soucis d'électricité et de plomberie ca casserai peut-être cette espèce d'admiration sans faille que tu as pour ma vie) et vla donc que j'avise ma voisine du dessous (celle qui nous fait chier tout le temps pour du bruit, des fuites, un grincement de porte...) EN PEIGNOIR (jaune qui plus est) en train de gueuler ce qu'elle peut dans les escaliers avec deux noirs voisins de palier, et la troupe gueule en coeur contre ma propre voisine de palier (" salut madame vous avez pas un tire bouchon ?" qu'on lui a demandé pas mal de fois) qui apparemment fait la sourde oreille à quelques problèmes essentiels de bon voisinage. J'ouvre ma porte, la dame aussi, je lui souris l'air de dire "ouais ho peut-être pas la peine de hurler dans les escaliers tout de même si ?" et elle s'approche de moi et me regarde a travers ses culs de bouteille et me sort "mais c'est eux là, ils sont comme ça les noirs, moi ça fait 22 ans que j'habite ici !!" haha
J'ai hoché la tête poliment, "ne pas se suicider, ne pas se suicider" que je pensais en vrai. C'est fou tout de même. M'enfin pour une fois que les réprimandes des voisins ne nous sont pas destinées, trop heureuse.
Sinon qu'est ce qu'il s'est passé dans ma vie depuis le temps ?
Je suis allé faire un séjour très court a Lyon sur un coup de tête que je ne justifie pas parce que je ne suis pas de cet acabit, moi. Pour voir la dernière date française de la tournée de Placebo (ta gueule j'en ai presque pas fait cette année) et histoire de voir si yavait encore quelque chose à sauver...
Je suis revenu avec une réponse étonnante : oui bon on s'en fou Placebo ya rien a dire, mais putain WTF le public ?
J'ai enfin compris ce qu'il y a de pire qu'un mec de 90 kilos qui te saute dessus : 5 mecs de 90 kilos qui restent parfaitement immobile, au 5ème rang de la fosse. COMME JE VOUS LE DIS !
En fait l'explication est simple, est ce que tu vois le genre de filles qui deviennent insupportables quand elles sont casées, ou du moins quand elles sont en présence de leur keupin ? Souvent ces meufs sont insupportable all the time vu qu'elles ont toujours un keupin. Ben voilà, elles étaient là, toutes, un gros meeting de girlfriends, avec le comportement de base qu'elles adoptent en concert : mettre le chéri derrière elles (il ne vient de toutes façon pas pour voir le concert, mais juste pour accompagner) parce qu'il est plus grand, et qu'il peut ainsi entourer sa bien aimée de ses bras forts et virils et la protéger des sauts des gens normaux, en restant debout droit comme un piquet sans même un hochement de tête, a côté d'eux le mur de Berlin c'était un château gonflable. Imaginez donc ce couple multiplié par 5 et posté tout autour de nous, poussant vers l'arrière au moindre sautillement de notre part : le concert dont tout fan d'André Rieu rêve, c'est sûr.
Total après plusieurs scènes d'anthologie comme voir Julie frapper violemment un mec qui faisait monter une gamine sur ses épaules juste devant nous, ou encore mon combat de rue avec une irascible lesbienne (lesbienne et girlfriend, c'était même combat, pour info) qui voulait me tataner la gueule (la technique du "MAIS arrête de parler, et frappe moi !" marche bien, en plus je le pensais vraiment, trop une ouf) et autres péripéties qui nous aurons quand même bien gâcher la soirée, nous sommes sorti de la Halles Tony Garnier avec des bonnes grosses boules, un sentiment d'exclusion et d'incompréhension face a l'humanité, entre autres choses.
Rigolo.
Et sinon j'ai fais passer une certaine personne du groupe "amis VIP" à "sans groupe" dans le répertoire de mon portable. Ca en dit long. Et c'est avec une joie immense que j'ai été obligé de réécrire sur mon tumblr de dépressive notoire, pour ne pas polluer cet espace du mal qui me sooooooort. vivielexanax. canalblog.com, en somme.
Kikoo.
04 novembre 2009
makes me sick when I hear all the shit that you say so much crap coming out it must take you all day
A l'heure ou je vous cause, je suis pour ainsi dire en plein décalage horaire made in England. Pas de méprise, je sais qu'il n'y a qu'une heure de décalage, nan je parle plus de décalage sensoriel, intellectuel et affectif. En gros j'ai la tête dans le cul et le cul a 4000 kilomètres de mon corps, un truc dans le genre.
Déjà WTF les avions en retard d'une heure ? Point filmique : se regarder d'en haut en train de pleurer, assise sur une chaise dans un aéroport presque vide en parlant anglais en reniflant avec un agent vêtu d'un gilet sécu jaune fluo qui vous regarde comme si vous étiez une orpheline yougoslave et vous explique consciencieusement pourquoi l'avion il est pas là.
Ensuite WTF les gens blasés dans l'avion ? jveux dire, temps dégagé et tout, ok je me suis chié dessus au décollage mais les villes vu d'en haut la nuit c'est juste TROP MAGNIFIQUE quoi, les routes font comme des nervures et même les stades de foot sont trop beau vu d'avion ! Mais non, les gens lisent le journal et bouffent des sandwichs, pendant que moi et un garçon de huit ans on s'émerveille. Trop triste.
WTF Paris Charles de Gaules a 22h c'est vide on dirai un truc fantôme. Point filmique: moi et Tom Hanks dans The Terminal, même combat.
WTF de se faire raccompagner chez soi par quelqu'un a qui on arrête de parler dans la voiture au bout de 15 minutes pour cause d'envie de meurtre, chiallage et suicide ? Point filmique : la ville la nuit en voiture, la main crispée sur sa très jolie veste avec de très jolies chaussures aux pieds, le regard impossible a détourner de la vitres et des lumières des lampadaires.
La vérité j'avais pas fait ca depuis longtemps mais c'est la conjoncture actuelle qui m'y force. Les choses changent d'une façon étrange que je supporte moyennement, c'est un peu plus fort que moi, les nerfs qui lâchent et tout. Je suis a deux doigts d'écrire à star club ou autre pour vider mon sac. Je passe d'étudiante au budget réduit a meuf qui accumule les dettes auprès de ses amis, de glandeuse a obligé de passer des heures a bosser, je passe le stade couplale de "hum il est cool ce tee shirt, avec ce décolleté" au tout nouveau "nan mais tu as vu ce tee shirt (le même) on voit tout tes seins tu vas pas sortir comme ca !", avant je pouvais descendre une bouteille de vodka entière sans avoir mal au coeur, même un peu, maintenant au bout de trois verres de vin j'ai la gerbe et je passe une heure dans la salle de bain. Je n'aime plus mon reflex numérique, je supporte plus de prendre des photos avec et je sais même plus m'en servir convenablement. Je me met à écouter Lady Gaga. WHAT'S WRONG WITH ME ?
Blague a part, je voulais toucher un mot tout de même sur les us et coutumes anglo-saxonnes qui excluent toutes notions de météorologie, mais aussi de surcharge pondérale, à savoir que les demoiselles de la bas ont pour habitude de sortir dehors (quand nous les gens normaux nous avons des collants, un gilet et une veste tout de même) en tube de tissus qui part du milieu de la poitrine pour arriver au milieu du cul (souvent d'une couleur criarde, le tube) + talons hauts, et cela EN PLEINE RUE comme ça, comme si de rien n'était, comme s'il ne faisait pas du tout 10 degrés ! Ajoutez a ça que les anglaises sont rarement des poids plumes, nous avons pu observer quelques magnifique spécimens de cuisses éléphantesques toute cellulite dehors, au grès du vent, la culotte taille tente familiale qui va avec et toussa.
God bless England, ça va sans dire :D
Je me dois de vous entretenir d'un truc qui me chagrine la, quand je fais un retour à la ligne par le truchement de la touche ENTER de mon clavier, voilà que ça saute une ligne comme cela
ou encore cela
regardez bien ho ho
hop
et pouf
enfin bref vous avez compris, je saisis pas pourquoi ca fait ca, c'est relou, mais quand même cadeau, de la bombe en barre : Phoenix - Lisztmania (Alex Metric Remix)
12 octobre 2009
J'ai vu le Loup.
PATRICK WOLF @ Nouveau Casino le 9 octobre 2009
L'amour à l'état pur.
Vous n'y étiez pas, vous ne pouvez pas comprendre la magie. (tu mets la phrase en anglais et tu me sors la référence, Elen je t'attend au tournant)
La magie d'un Patrick qui s'était coupé les cheveux et qui arborait son plus beau sourire... je vais faire court, je vous promet.
17h, je sors des cours en stress total, je me précipite au métro, rejoint Elodie a Parmentier et après s'être gouré de route nous voilà devant le Nouveau Casino, ou je n'étais pas retourné depuis début 2007, pour ma première fois avec IAMX, un grand moment. La blogo et les copains sont là, on vient des quatre coin de la france (et pas du plus glorieux, style Colmar quoi) hystériques et excités. Moi je suis malade alors je lutte. En tête de cortège il y a une nana qu'on avait rencontré en Belgique pour IAMX et avec qui on avait parlé de Patrick, tout va bien.
Les portes ouvrent, on se retrouve tranquille contre la scène, Elodie Manon et Moi juste devant le clavier "pile en face de ses couilles" comme le fait justement remarquer Manon.
Marine et Julie viennent nous agiter un appareil photo sous le nez : si elles ont tardé a venir c'est parce qu'elle kikoololaient avec Patrick dans le bar d'à côté...
La première partie est assuré par The Deer Tracks (j'aime le "jeu de mot" à la folie), la chanteuse est très belle, le gus qui l'accompagne ressemble a une de nos connaissances boulet placebien à la con, et la claviériste a le cuissot qui fait flop flop, mais mis a par ca je trouve le set plutôt correct, même si je sais que mon objectivité est mordu par le physique avantageux de la chanteuse ainsi que par le fait qu'on a pas eu une première partie potable depuis les années 40. La blondinette s'excite sur une scie puis sur une guitare électrique avec un archet et s'en va sur la pointe des pieds pour laisser la place à PATRIIIIIICK.
Je n'en peux plus. Victoria, la violoniste, entre et les autres musiciens suivent. Ils commencent l'intro de Who Will ? et Patrick entre enfin sur scène, l'air détaché mais serein. Les cris fusent, les nerfs lâchent, Patrick commence a chanter et la POUF, la salle est déjà entierement à Lui. Il enchaine avec BlueBells qu'on reconnait a son intro merveilleuse puis Damaris. C'est presque domage d'avoir la set list sous les yeux, ca coupe la surprise, mais putain. Le violon niché sur l'épaule, Patrick fait virevolter mon coeur de collégienne impressionnable. La set list n'est pas trop suivi, il s'en fou Patrick il est chez lui, il est content, il transpire a grosses goutes et il vient poser son petit cul potelé devant le piano que si je tend le bras je lui chope les corones comme je veux (mais pourquoi ferai-je cela ?). Pigeon Song me tire presque les larmes, elles sont pas loin mais restent ou elles sont parce que j'ai le sourire jusqu'aux oreilles.
Il chante The Bachelor (une de mes favorites sur l'album du même nom) tout seul, c'est le seul et unique bémol de la soirée, mais elle reste géniale quand même et histoire de réveiller tout le monde, on nous balance un gros Tristan dans la tête et la salle bouge son popotin en rythme. J'oublie les nases qui squattent derrière moi, j'oublie mon mal de bide, j'oublie que j'ai pas fini ma dissert' d'histoire de l'art, j'oublie que Filip Nikolic est mort (notons que hier c'est le plus beau de Boyzone qui est mort a 33 ans, c'est juste la ouferie en ce moment) j'oublie même que je ne n'irai pas voir Placebo au zénith, que je suis pauvre, que j'ai des trous dans mes chaussettes, tout les drames de ma vie s'envolent avec Patou qui te dandine tel la grande folle qu'il est. Battle dans maggle, le micro est tendu vers les premiers rangs qui scandent des BATTLE BATTLE BATTLE ...
Patrick quite la scène pour revêtir son habit du lumière qu'il portait à Rock en Seine, sauf que le coquinou laisse pendre une des bretelles négligemment, piou piou, il est couvert de paillettes violettes et l'intro de The Stars commence. Les larmes mes remontent aux yeux, je suis obligé de passer par la case appuyage de coudes sur scène avec regard dans le vague pour ne pas défaillir. Il nous dédie Paris et nous offre The Sun Is often Out, et raconte sa life, style one man show en chaussettes montantes. Blabla je kiff Charles Trenet, blabla je me suis coupé le doigt, blabla "je m'appelle Patrwick et j'hawbite a Laaaindreuh", la salle s'ésclaffe, c'est du beau.
Et pis v'latipas que Patou se met a nous entretenir de Madonna, de Britney Spears et du producteur de son nouvel album, et que la chanson suivante il kiff la chanter dans sa chambre depuis un moment, elle s'appelle Wild Life et voilà un gros beat eighties qui prend et Patou commence a chanter une chanson improbable...les gens lèvent les bras par reflex mais se regardent le sourire aux lèvres, l'air de dire "naaaaaaaan il est sérieux la ?"
Dix secondes de chansons et les gens balancent des hanches, le refrain arrive et le Nouveau Casino est devenu une boite de nuit ringarde et foutrement cool. Le violon est parfait, Victoria se fend la poire et nous aussi par le fait, Patrick se donne a fond, fait durer la chanson, nous livre des petites chorégraphies de bras, du beau, du lourd, du grand moment de ouferie musicale. Pas DU TOUT le temps de dire ouf, le loup nous enchaine Hard Times qui fait hurler les foules suivit du tube, que dis-je du chef d'oeuvre, Magic Position. La petite mélodie bien connue commence au violon... et soyons clair, j'ai fais beaucoup de concerts, beaucoup de trucs a base de premier rang et de fans hardcore, mais je n'ai jamais vu un public aussi a l'unisson. Sur l'Exilude des Killers, certaines de Saez en accoustique, oui c'était du grand moment de chorale joyeuse, mais là... la salle chantonne en coeur et Patrick opine de la mèche derière son piano, moi j'en peux plus de sourire j'ai mal a la mâchoire, j'ai les mains en feu mais je m'en branle je tape en rythme ouais ouais ouais CLAP CLAP.
Je ne pense pas pouvoir m'en remettre, en attendant qu'il revienne après avoir quitté la scène pour le dernier rappel. Les musiciens reviennent et jouent Kriegspil, puis l'animal des bois revient déguisé en porc-épic avec des machins en bois pointu collé a un immonde truc en sac a patate limite. Le mauvais gout vestimentaire a un nom, il s'appelle Patou Wolf.
Pour clore la soirée de folie, il nous balance un gros Vulture dans la gueule mais ne nous montre pas le bout de son slip en cuir, trop con. Qui d'autre que Patrick peut faire chanter a un salle de nana a peine adulte voir pas du tout "take my d-d-d-d-d-d-d-d DEAD MEAT" (pour les non-anglophones qui captent pas le slang, google est votre ami je pense) ou les paroles d'une chanson d'amour qui parle de relation anale, moi je dis CHAPEAU MELON l'artiste quoi !
Et ça sera mon mot de la fin, j'ai été bien assez longue comme ça. En gros si j'avais de la thune j'aurai déjà ma place pour aller voir le Loup à Londres mais je suis pauvre comme déjà dit précédemment, mais voila... PATRICK WOLF vient de faire un entrée fracassante dans mon top 5 de gigs qui n'a pas bougé, pourtant, depuis au moins deux ans.
cadeau (merci Julie <3) : WILD LIFE
26 septembre 2009
de l'esthétique d'être allongée sur le parquet d'une chambre en bordel en écoutant Syd Matters.
PART ONE : On ira voir la mer.
J'ai passé mon été à vagabonder légèrement. Nantes est une ville plutôt cool, la-bas ils ont des éléphants en bois géant qui marchent dans une zone industrielle chelou qui est en fait pas une zone industrielle mais qui est chelou quand même.
Le long de la Loire les maisons sont pas droites et le long de l'Erdre c'est des châteaux et des résidences de riches avec des chevaux et tout le toutim.
Tu sais dans les séries style Dawson des fois ils font des trucs super casse-couilles style diners croisière, ben je peux dire maintenant que j'en suis, et que c'était super marrant. Dedans Joey elle est super émue et elle parle pas trop fort et elle souri tout le temps, en vrai dans la vrai vie c'est pas comme ça mais c'est bien quand même.
J'ai vu la mer, j'ai pris des photos avec mon truc en plastique et j'ai à la fois hâte et peur de développer la pellicule parce que j'ai oublié exactement les souvenirs qu'elle contient. J'ai pris le plus gros coup de soleil du monde tout ça à cause d'un boudage inutil. Jolie leçon.
PART TWO : Last days of magic.
Mi-Aout, je suis aller en Bretagne avec ma maman parce qu'elle voulait voir les Kills à la route du rock.
Je suis retourné dans cette maison ou ON a passé nos derniers jours ensemble, je pouvais presque sentir son odeur dans la chambre, et dans la cuisine la maitresse de maison avait gardé le post it que j'avais écrit pour nous deux avant de partir, il y a un an. J'aurai pas cru pouvoir être aussi nostalgique sans être triste.
J'ai pris ma mère et sa meilleure amie en photo en maillot de bain dans l'océan a 17 degrés dans le soleil couchant, je suis resté sur la plage à regarder les mouettes et les garçons qui jouent au volley.
Les Kills c'est passé vite. J'ai laissé maman derrière et je suis aller dans la foule pour sauter. Les trois verres de vin blanc avaient fait effet. J'étais vraiment heureuse de les voir, j'en avais vraiment plus que rien a foutre des grognements des gens qui disaient que VV posait comme une pétasse et j'ai fermé les yeux sur Getting Down. J'ai entrainé Rilou dans les pogos et c'était vraiment parfait, la lumière, la fumée, le son, les grosses nases avec leurs cheveux longs et leurs slims plein de poussière dans lesquelles on peut rentrer allègrement a coups de coudes.
On a roulé longtemps pour rentrer, et je me suis souvenu comment j'aimais rouler la nuit avec ma mère, surtout en Bretagne.
Le lendemain on est parti par les petites routes, à peine revenu a Tours je suis parti pour Paris, pour prendre le TGV le plus tot du monde pour aller jusqu'à St Girons. J'ai dormi tout le voyage jusqu'à Toulouse, et dans le TER après le changement il y avait genre plein d'handicapés qui allait a Lourdes.
PART THREE : Martine et Polo à la montagne.
Mes pellicules contiennent plein de paysages différents, j'ai vraiment vraiment hâte finalement.
La vérité c'est que tout peut pas aller bien, mais que c'est toujours un peu mieux d'affronter les problèmes quand on est en vacances avec vu sur les montagnes vertes.
J'avais pas fait de randonnée depuis 2 ans je crois et je pense vraiment que l'effort physique n'est pas fait pour moi, tout comme le monopoly et la chaleur.
PART FOUR : "If we're still alive my regrets are few"
Je ne vais pas raconter en détail Rock en Seine, j'ai pas envie, ca sert a rien, ça va être très bref.
Nous sommes arrivé en retard pour Metric à cause des trains et ça m'a mise en colère, mais Emily était belle comme un ange et ça m'a fait plaisir des les revoir sous le soleil de St Cloud.
On a bien rigolé des fans de MGMT déguisés en indiens de merde, Eagles Of Death Metal c'était vraiment trop cool malgré le degrés zéro d'ambiance dans le public. Je n'ai pas compris le point de Them Crooked Vultures, le buzz n'est pas mérité, ca n'avait aucun intérêt. Pendant MGMT on a bu nos bouteilles de rhum avec un ami alcoolique et on était loin mais même de loin a pu voir que MGMT c'est plus ce que c'était, ils font de la vrai musique maintenant. On a vidé le fond de nos bouteilles pour Klaxons et on les a jeté en l'air et puis on s'est jeté dans la foule en sautant partout et en rentrant dans tout le monde, comme des abrutis ivres qu'on était, et c'était trop bien et j'ai vidé ma tête de pensée et mon corps d'énergie. On est sorti de la foule et j'ai faillit rentré dans un gus avant de remarquer que c'était Deck D'Arcy (bassiste de Phoenix) alors je m'écroule par terre à la fois saoule, morte de rire et en pleine détresse de ridiculité.
A la fontaine je marche le pied de la best de Sliimy qui le tient a son bras et ca me fait bien rire, et puis on file voir Patrick Wolf en amoureuse parce que nous on s'en fou de Prodigy. Patrick est beau et chou et on dirai Bowie a ses début, je suis heureuse et je sautille gaiement et le public de 100 personnes crie son amour a Patrick et on emmerde tous la masse de moutons qui gesticulent devant Prodigy.
Et now là tout de suite je suis assise dans mon lit, dans ma nouvelle chambre que j'ai échangé contre la mienne avec le coloc. Elle est plus petite mais au fond j'avais envie et besoin de changer.
J'ai envie de crème Montblanc à la pistache, de m'acheter des robes a fleurs en friperie et de tester mes nouveaux appareils photo en plastique.
J'ai envie de le prendre Lui en photo, mais voilà, il s'en va tout a l'heure dans un autre pays et c'est pour ça qu'aujourd'hui je suis pas bonne à grand chose a part écouter Someday We Will Foresee Obstacles de Syd Matters et peut-être que si j'arrive a me lever j'irai acheter de la montblanc pistache, et je travaillerai parce que j'ai jamais eu autant de travail, et je sais que je vais pas y arriver, j'ai le syndrome de l'échec perpétuel (je suis une loseuse en d'autres mots) et c'est pas facile a vivre tout les jours, vous vous en doutez. Mon prof que j'aime bien et qui fait de la photo veut m'aider a préparer les concours multiple pour faire un DSAA photo en alternance aux Gobelins et ca me fait à la fois plaisir qu'il pense que j'en sois capable et ca me fou à la fois en l'air de savoir que j'y arriverai pas, s'en est presque drôle.
Sinon l'autre jour dans le train y avait un gars qui faisait la manche alors je lui ai vidé mon porte monnaie dans la main, yavait plein de petites pièces ca devait faire trente centimes en tout, il les a pris et est repassé quelques secondes plus tard pour me les rendre en disant qu'il pouvait pas prendre autant de petites pièces.
Je comprend plus rien à la vie et aux gens, les hommes sont un vrai mystère pour moi et je trouve que les filles sont des hystériques dangereuse.
C'est pas Cindy qui a gagné Secret Story et puis maintenant je sais plus ce que je vais regarder avant de me coucher pour me laver le cerveau.
Je n'ai toujours pas la grippe A alors que ya quelques cas dans mon école et ça me blase parce que j'ai très envie de l'avoir pour faire mon intéressante.
23 septembre 2009
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Mon blog a la grippe A.
Tchuss.
21 juillet 2009
Sex, Drug, rat crevé et rock'n'roll : Garden Nef Party 2009
Vendredi, 8h, Elodie et moi prenons notre petit déjeuné à la gare de St Pierre des Corps en attendant le train qui nous transporte à Angoulème en compagnie de Thomas et Manon. Train, bus, marche, camping, tente, le B.A.BA de la festivalation en quelque sorte. Le site est cool, avec jolie vue sur la ville et ses jolies églises, et on attend tranquillement l'arrivée du cinquième mousquetaire en regardant le camping se remplir.
Il n'y a rien a jeter dans la prog de la grande scène en ce vendredi. Vers 18h, nous bougeons gaiement voir Stuck In The Sound, Déjà vu et revu, mais ca reste quand même accrocheur quoi qu'on puisse en dire (ne faisons pas la parigote blasée voulez-vous). Fin du set, les gens bougent un peu, et on se cale au deuxième rang pour attendre Phoenix. Pour ceux qui ont pas compris encore, Phoenix c'est de la l'amour dans mon coeur depuis des années et des coeurs par millier etc etc, et même qu'ils font parti des trois seuls groupes que j'ai aimé dés le commencement du début genre au collège genre (avec Daft Punk et Saez) alors voila je suis un peu toute excitée dans mon dedans mais je reste digne et je le montre que peu (pas comme à Bourges en 2007 ou j'avais la larme à l'oeil tellement j'étais dans un état de pétage de plomb intense). Les Gus entrent sur scène, Thomas est toujours en mode chemisette et coupe champi, et ils balancent Lisztomania direct, comme ça, sans préliminaire ni lubrification. A côté de nous, un gang d'ado (avec tout l'attirail, rires débiles, appareils dentaires, boutons et franges intempestives) hurlent et gesticulent comme des tarés. Ce qui me pousse a poser la question de : QUAND EST CE QUE je serai assez riche et influente pour payer des artistes pour faire des concerts privés pour moi-même et des personnes que j'aurai préalablement castées ? Too bad. Enfin bref, les garçons enchaine, ça fait un bien fou de les entendre, mais vu l'heure pas tardive pas facile de rendre tout ça aussi géant que je l'aurai voulu. Set list rikiki et tout... pas de funcky Square Dance et encore moi d'instrumental comme North ou Love is like a Sunset, mais une version rallongée et arrangée de If I Ever Feel Better juste géniale. Thomas descend de scène pour la séance câlin rituel (j'étais a 4 personnes de l'avoir dans mes bras c'est trop mal fait) et poum poum tralala on salut et on s'en va voir ailleur si j'y suis.
Après une pause alcool/bédo/chiottes Ghinzu balance son intro star wars et nous voilà en train de courir pour arriver devant la scène. La nuit comment à tomber et je m'enfile ma bouteille de rhum coca. Que dire que dire ? Une espèce de transe alcoolisée pas possible, je sens passer The Dragster Wave dans tout mon dedans, et puis Do You Read Me arrive et je ne résiste pas, je dérive vers la gauche en plein pogo et me défoule comme une fofolle pendant tout le reste du set. Mine est tellement bon que "même pas mal" le coup de chaussure de slameur dans la mâchoire qui me retourne le cerveau. John fait son bain de foule lui aussi en s'agrippant à son micro... et me voilà les cheveux dans tout les sens, en nage, soule comme pas possible et HEUREUSE. Genre tête levée vers le ciel et sourire niais, j'aurai bien aimé qu'on me frappe encore un peu plus fort tu vois.
Tellement en transe que je ne saurai pas du tout dire ce que j'ai glandé entre Ghinzu et Franz Ferdinand. Et oui. Quoi qu'il en soit, les Ecossais arrivent avec grands fracas, il y a la blinde de monde devant la grande scène et je suis vraiment contente de les revoir. Objectivement, je comprend mal comment on peut être pas réceptif à ce truc tellement c'est efficace. Ils arrivent, BOUM, No You Girls et c'est parti, des riffs surpuissants, une batterie de fou, une putain d'énergie, tout t'y est je pense. Franz Ferdinand ca restera le groupe qui, en 2005, m'a rendu accro aux concerts et rien que pour ça je fonce dans le pogo aux premières notes de Michael et Take Me Out parce que merde, c'est juste du bonheur en barre. Je rate malheureusement le fin du set (je regarde de loin Dark of the Matinee, seule, et je pense a écrire un livre qui s'appellerait "de l'esthétique d'une foule de 10 000 personnes qui saute les bras en l'air sur du rock avec la lumière qu'il faut").
Fin de soirée brouillon, vague souvenir de toilettes et de mal au coeur et de Vitalic qui envoie de lourd mais fait mal aux yeux. Dodo.
Réveillée par la lumière, la chaleur, et les campeurs qui s'exclament "ho un rat crevé" toutes les deux minutes, le dit rat crevé ayant décidé de se faire décapiter juste dans le passage au niveau de nos tentes. Après un périple dans la très morte ville d'Angoulème pour chercher de quoi se nourrir et une sièste méritée, on tente tant bien que mal de se motiver pour aller voir les concerts un peu quand même. La flemme de voguer jusqu'à Cold War Kids que j'ai déjà vu, on se bouge plus tard pour aller se poster devant la petite scène pour voir Zone Libre mit deux rappeurs (tu googles hein moi j'y connais tellement rien que ça sert même pas que je te dise leurs noms)... alors bon tu vois déjà moi et le rap parfois on est pas copain copain, alors en plus rock gras + rap c'est loin d'être ma tasse de thé, mais vu que je suis une fille un peu over tolérante et ouverte (et que j'ai que ça a foutre ) je reste et j'aime presque bien. Bien sur ce n'est pas ce qui me touche dans la musique hein, mais si j'ai pu rester tout le set sans vomir, c'est que ca m'a globalement plu.
Fin du show, on dérive vers la grande scène, bien derrière, pour voir un peu les ting tings, mais sans grande conviction puisqu'on les avait déjà vu à Bourges et qu'on avait déjà pas trop aimé. Je vais pas répéter ce que j'ai dis pour Bourges hein ca serai gaché. On rentre aux tentes et on apprend que Santigold annule son set. Nous n'avons donc pas grand chose a glander vu que je n'ai aucune envie de me retaper The Jim Jones Revue, alias le groupe du mariage de tonton Francis.
On se bouge alors juste pour voir Mix Master Mike sur la grande scène (petite marrade j'avoue) et TV On The Radio, dont moi personnellement je n'ai pas grand chose a foutre, et on fini dailleur par se poser sous un arbre tout à droite de la scène pour écouter tranquille sous la pluie tsais, et on bouge ensuite se poser bien au milieu pour Gossip qui tarde a commencer.
Gossip tout le monde va te faire des grands HAAAA HOOOO HIIII quand tu prononces ce nom, mais en vrai ils étaient apparemment pas très très en forme ce soir là. Beth reste tout de même très énergique et drôle et le son est bon, mais l'ambiance est plus mole que ce que j'aurai pensé et elle n'enlève que ses chaussures, et encore. Je ne ferai donc ni de HOOOO ni de HAAAA pour cette fois.
Retour tentes et Etienne de Crecy bis. On se poste loin pour voir le cube comme il faut et pas avoir le nez dessus comme a Bourges, j'avoue que c'est spectaculaire et que ça fait boumboum dans ton corps et tout. Mais la fatigue est plus forte que tout.
POUR CONCLURE, entre la marrade et la musique, même sous la pluie, plein de coeur pour ce week end chez les consanguins du sud-ouest.
Cadeau : le nouveau Air, Do The Joy
30 juin 2009
http://alisoniloveyou.skyblog.com / les Dead Weather dans un sona.
J'ai une flemme intense de reviewer sur les Dead Weather à la cigale hier, la chaleur m'accable, au diable l'été si vous voulez mon avis.
Mais je vais le faire quand même parce que je suis un peu un exemple pour nous tous (dit-elle en trainant sur facebook sur son temps de travail).
18h je pars du travail avec Ben pour aller au ravitaillement avant de prendre la route de la Cigale où crament déjà Elo, Phoebé, Ronnie et Victor. On passe devant des gens qui ne moufte pas et les portes ouvrent rapidement. On se cale au premier rang avec le Ronnie et s'en suis l'attente chaleureuse, au sens propre.
Je comprend bien vite que la bande de nana a côté de nous est en crise d'ado grave (ça arrive hein) sion en juge par leurs petits cris et le sac a main de l'une d'entre elles que je me prend dans la tronche. Mais bon, la première partie arrive et vu l'empleur de la catastrophe auditive, je reste assise sur les marches voir si j'y suis. De dos, la boutade est facile sur la chanteuse... "tient, elle a grossit Alison" LOL. Boutade qui nous amène a la surnommer Alison Moussart. Elle est moins jolie, moins mince, les cheveux moins cool, moins bien habillée et moins bien fringuée. Une VV lider Price quoi.
Après beaucoup trop longtemps de torture, je récupère ma place devant et le groupe entre enfin sur scène. J'ai un peu de mal à réaliser mais Alison est bien là devant mes yeux et Jack se place derrière la batterie avec sa coupe improbable. Ils jouent depuis à peine quelques minutes que j'ai cette impression bizarre d'un best of, ce qu'il y a de meilleur dans la musique rock actuelle, tout ça dans un groupe. Genre Superman, Batman, Flash et Spiderman, tout ça mélangé t'sais.
(comics geeks s'abstenir de commentaire)
Alison est en forme, bouge comme la femme parfaite qu'elle est, habillée comme s'il ne faisait pas du tout 40 degrés dans la salle. Sur le refrain de Treat Me Like Your Mother, j'ai l'espoir que le public pour le moment sous lexomil bouge un peu, ca sautouille vite fait... mais plus rien, et ca restera comme ça jusqu'à la fin, même sur les chansons connues, même sur celles qui entrainent à fond. En revanche, pendant que le miracle sur scène continue, mes voisines me plantent leurs appareils photos sous le pif pour tenter de capturer l'incapturable au lieu de kiffer leurs concerts. Bien sur, je vous décris pas en détail les "ALISON I LOVE YOU" et autres "JAAAAAAAAAAAAAAAAAAACK", c'est trop violent. J'aurai voulu passer mon concert les yeux mi-clos a me défoncer les genoux et les coudes et a bouger dans tout les sens mais ce n'est pas le genre de chose qu'on fait si est alone tel l'élan sur la colline.
Les Dead Weather enchainent les morceaux maladivement, Alison est de plus en plus en sueur, elle s'allume des clopes et joue avec le ventilateur. Puis Jack lache ses baguettes pour venir devant prendre la guitare. Au premier solo, j'ai le coeur qui bat a 100 à l'heure. Ses doigts s'agitent sur les cordes comme s'ils avaient une vie propre, pendant que Monsieur White regarde Alison qui le regarde. Je n'en peux vraiment plus, je pense que c'est vraiment le truc le plus puissant que j'ai vu en live, sachant que quand même je suis pas du genre Alizée et Christophe Maé. Cette espèce de mélange parfait, de sons, d'influences, de voix, tout ça m'a foutu sur le cul. Hang You From The Heaven est une merveille pure. Je n'en peux plus de sourire. Aprés un départ et un rappel, Alison et Jack chantent sur le même micro, si on m'avait dit il a un an que je verrai ca de mes yeux, j'y aurai pas cru. Jack balance sa serviette les les 4 saluent comme au théatre, puis s'en vont.
Je ne sais même pas quoi dire d'autre, le set fut court, mais encore plus court en impression. Ca m'a semblé durer 10 minutes malgré la chaleur et le public sous lexomil.
Et écrivant cet article je suis bien triste et bien nostalgique... hoooo. (menfin d'un autre côté et du bon, ya secret story)
22 juin 2009
It's up to me now, turn on the bright lights
J'avais commencé cet article par un SALUT trop joyeux je racontais gracieusement ma vie avec plein de phrases fanfaronnes et tout... et puis alors que je chargeais la dernière chanson, PAF firefox plante. Je ne vous salue pas, madame, comme dirait Julien Courbet.
Ca n'a échappé a personne qu'hier c'était la fête de la musique, alors pour fêter ca je tiens juste a dire que je n'aime pas la fête de la musique. ALLEZ Y taxez moi de rabat-joie, je m'en branle sévère.
Mais pour fêter la musique, je vais quand même causer DL illégal histoire de dire t'as vu. Et non, aucun morceau du nouveau Gossip n'y sera, non pas parce que j'aime nager a contre-courant (ca serai drôle vu que j'ai toujours 5 mois de retard sur le peuple) mais juste parce que je l'ai pas encore DL, rapport que j'ai toujours 5 mois de retard sur le peuple comme dit dans la parenthèse ci-avant. (dailleur avec ma daronne on se tape des analyses psychomorphologiques sur Beth Dito , ca vaut son pesant de noix de pécan JE VOUS L'DIS)
The Crystal Method feat Emily Haines - Come Back Clean
Tout un chacun comprend que Emily Haines = de l'amouuuuuur de l'amour et des étoiles dans les yeux et tout ca et donc rien que pour ça tu peux écouter la chanson, qui elle-même casse pas réellement trois pattes a un conard mais est tout de même cool vers 1 min 00 mais un peu longuette vers la fin.
Julian Plenti - The Larynx That You Have
Maybe tu as entendu parler de ça ya 700 ans, vu que déjà moi j'en ai entendu parler ya 600 ans mais osef totalement. Julian Plenti n'est autre que Paul Banks, chanteur et guitariste (blond (oui je pense qu'il faut le préciser)) d'Interpol, groupe merveilleux tu sais bien, et donc voici son projet solo qui sort je sais pas quand t'as qu'a aller voir sur google j'suis pas ta bonne ho, et qui s'appelle Skyscraper (comme une sublime chanson d'Archive didon). Paul c'est la voix d'Interpol donc c'est tout beau tout chaud tout ça. MALHEUREUSEMENT je suis obligée de dire "merci" à Antoine pour les deux titres du dessus, lui qui poste 80% de sombres daubes fait l'impasse sur l'essenciel si tu veux mon avis.
The Yeah Yeah Yeahs - Zero (Animal Collective remix)
D'habitude j'aime pas les remix de chanson rock que j'aime bien, mais la j'aime bien, pis j'suis trop ouverte comme nana. Voila voila.
La Roux - In For The Kill (The Twelve remix)
Vieux remix de sous la paille, mais qu'il est bien.
The Dead Weather - Hang You From The Heaven
Rien qui n'ai déjà été blogué trentre milles fois, mais c'est juste pour rappeler que dans UNE SEMAINE tout pile je meurs sur le parquet de la cigale devant Jack et Allison et ça, c'est cool.
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Pis sinon, point culture du jour SECRET STORY ouais ouais ben je suis mitigée sur la qualité tant l'improbabilité des candidats est grande. Pas une des meufs n'a de kilo en trop, pas UNE ne fait moins d'un metre 70, elles sont toutes bonnes mais passablement laides forcement, et les mecs sont tous sencé être beaux, mais sont en fait moches tout pareil, à base de muscles partout trop DEGUEU. Cyril va me manquer, ça c'est sur.
Et pour de vrai, en parlant de moche (pense a la fête des pères! nan je dec) faut aller voir les Beaux Gosses, surtout si comme moi tu as jamais eu ni boutons ni appareils dentaires au collège, du coup tu t'en trouve un peu plus épargné.
C'est tout... pour le moment.
ps/photo : Manon, oui, ok, il y a des photos jolies sur les tumblr cochons, mais pas beaucoup gnu.
16 juin 2009
"Il m'a rebloggé alors je l'ai follow pis du coup il m'a twitté."
J'ai une catégorie qui s'appelle mavie.com et bien sur ici elle est la plus pleine de toutes.
Ces derniers temps je n'écrivais plus trop dessus, j'ai laissé tomber les reviews monstres de soirées, de week end plein d'alcool, de musique trop forte, de gens qu'on connait pas forcement.
On a vu machine et bidule, truc a gerbé dans les chiottes de Xclub et Robert a baisé avec Jacqueline sur le parking.
J'ai plus parlé de musique, même pas pour compenser finalement, parce que je fonctionne par remplacement (et c'est pas toujours facile a gérer) pour les gens ou les "raisons" d'être et de paraitre. Mais là c'est autre chose, juste un duo ou l'un et l'autre prend tour à tour un peu plus d'importance. Je pense que j'ai compris des choses ces dernières semaines, qui étaient surement vraiment difficilement racontables, analysables. Plus de l'ordre de la sensation que du raisonnement logique. Evidemment ça tombe sous le sens que la conclusion qui arrive après le brouillard n'est pas spécialement positive. Ou dans un sens peut-être que si...
Je pense que j'ai trouvé la lumière de grace au fond de la merde qu'est devenue ma conscience et mon inconsient, le point qui fait que je peux dire que tout ça a un aspect concrétement "beau": Je pense qu'au fond j'aime les gens.
Autant ce qu'ils sont que ce qu'ils représentent, sûrement. Je pense vraiment que c'est pas pour rien que la chose que j'aime le plus au monde, c'est prendre des personnes en photo. Pas de choses, des gens. La trace de l'individu, CA c'est l'important.
Dans leur imperfection totale les gens sont fascinant. Magiques de cachettes et de posibilités...et finalement, ils restent spéciaux et remarquables dans leurs superbes facons de quitter, de partir, de se faire hair tellement fort que même quand des millers de kilometres me séparent d'eux, cette haine puissante me fait me souvenir qu'elle ne vient que du fait que l'amour l'a précédée... dans leurs façons de trahir, de mentir, de se détruire, de briser les liens, d'être profond comme de se cacher.
Je me demande quand même encore le point du truc, mais ça, ça vient de ma nature insatisfaite.
Bref, tout ça pour dire que trois longues années chargées de tout et de vide après avoir obtenu par miracle mon bac Litteraire avec un chaud au fion de 0,3 point, me voilà officiellemnt a bac+1 (oui le calcule est triste, mais c'est la voie de l'art qui veut ça (ou pas)). Et ça fait pas grand chose, finalement. Il y a trois ans, l'amour de ma vie me tordait le coeur comme une brulure indienne, j'ai perdu des gens que je n'ai jamais retrouvé, et j'ai eu en 4 mois l'impression d'être devenu vraiment vieille. J'ai gouté à la salissure, à l'inactivité. Moins d'un an plus tard tout a repris un sens, et j'ai eu ensuite vraiment l'impression de faire quelque chose de ma vie, de cultiver un avenir qui me plaisait, même s'il était aussi dur que les matelats des lits superposés de l'internat dans lequel j'ai passé l'année suivante. Je me suis même batu et j'ai même vaincu, les maladies, les picures, les tentatives adroites de 'la deuxieme croix' et ses je t'aime soufflés... Et puis le non-sens est revenu et plein de trucs pas deffinissables et tout plein de trucs matériels, un appart avec du parquet et la capitale sous mes pieds et puis...me voilà avec mon bac+1 sous le bras, a avoir fait ce que je voulais de mon avenir uniquement grace au support des autres, et en aucun cas grace à moi.
Je préfère rien dire de plus.
Trois ans, trois croix. Pas une de plus.
Photos d'ici


















